Des mages à Florence au Quattrocento. Autour de la fête de l’Épiphanie de 1443
Le thème des Rois mages connaît une résonance unique dans l’imaginaire de l’Occident médiéval. Son extraordinaire potentiel symbolique le rend omniprésent dans des sphères très variées des sociétés chrétiennes. Mais c’est sans conteste à Florence, à la fin du Moyen Âge, que la puissance de signifian...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/cem, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Argitaratua: |
Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre | BUCEMA
2014
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Le thème des Rois mages connaît une résonance unique dans l’imaginaire de l’Occident médiéval. Son extraordinaire potentiel symbolique le rend omniprésent dans des sphères très variées des sociétés chrétiennes. Mais c’est sans conteste à Florence, à la fin du Moyen Âge, que la puissance de signifiance de ces figures est la plus féconde. Le propos ici tâche d’en dessiner les contours et de comprendre comment elle s’empare des mentalités, à travers les rituels urbains et les représentations qui structurent la société florentine du Quattrocento. À ce titre, les processions et les représentations picturales dédiées aux mages dessinent le portrait d’une société, et surtout se font l’écho, parmi d’autres discours, du rêve d’une république qui se pense comme la synthèse d’une Nouvelle Jérusalem et d’une Nouvelle Rome. Au-dessus de ce dense système de sens, plane l’ombre omniprésente de Côme de Médicis. Le prince républicain a fait des mages la clé de voûte d’un dispositif d’idéologie dynastique des plus élaborés, qui se parachève lors de la fête de l’Épiphanie de 1443. |
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