Les regalia du président

En janvier 1978, Valéry Giscard d’Estaing, alors en déplacement à Yamoussoukro dans le cadre d’un voyage présidentiel en Côte d’Ivoire, est élevé à la dignité de « Président honoraire de l’“Association des chefs coutumiers” » et reçoit, à cette occasion, plusieurs objets associés à l’exercice du pou...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/cel,
Yazar: Girard-Muscagorry, Alexandre
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Les Cahiers de l'École du Louvre 2018
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Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:En janvier 1978, Valéry Giscard d’Estaing, alors en déplacement à Yamoussoukro dans le cadre d’un voyage présidentiel en Côte d’Ivoire, est élevé à la dignité de « Président honoraire de l’“Association des chefs coutumiers” » et reçoit, à cette occasion, plusieurs objets associés à l’exercice du pouvoir chez les peuples akan du pays. Donnés par la présidence française au musée des Arts africains et océaniens et aujourd’hui conservés dans les collections du musée du quai Branly – Jacques Chirac, ces présents diplomatiques sont atypiques, tant par leur originalité au regard du corpus très standardisé des cadeaux présidentiels africains, que par le nombre important de commentaires qu’ils ont suscités au cours de leur histoire. À l’aune de l’étude du contexte politique et diplomatique qui a vu naître ces objets, cet article entend mettre en lumière les motivations qui ont présidé à leur sélection, ainsi que leur réception mitigée en France sous l’influence du climat politique et institutionnel de l’époque.