La collection Campana au musée Napoléon III et la question de l’appropriation des modèles pour les musées d’art industriel

En 1861, la France achète une partie de la collection Campana dans l’idée de fonder un musée pour les arts décoratifs et industriels, capable de rivaliser avec les institutions similaires en Europe. Cette collection est présentée au public dans un éphémère « musée Napoléon III », durant quelques moi...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/cel,
Yazar: Deléderray-Oguey, Isaline
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Les Cahiers de l'École du Louvre 2017
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:En 1861, la France achète une partie de la collection Campana dans l’idée de fonder un musée pour les arts décoratifs et industriels, capable de rivaliser avec les institutions similaires en Europe. Cette collection est présentée au public dans un éphémère « musée Napoléon III », durant quelques mois en 1862. Mais la situation de cette collection dans le paysage muséal français et parisien en cours d’élaboration ne fait pas l’unanimité : faut-il faire du musée Napoléon III une institution autonome et lui donner des missions proches de celles du South Kensington Museum de Londres ? Ou alors faut-il l’intégrer au Louvre, et nourrir ainsi ses collections de chefs-d’œuvre ? Articles de presse et publications aux propos acérés ponctuent le débat. Les partisans de la première solution espèrent que Paris puisse se doter d’un musée d’arts industriels qui stimule l’économie française, tandis que ceux de la seconde, qui auront gain de cause, veulent renforcer le musée universel qu’est le Louvre.