Des antiquités égyptiennes au musée. Modèles, appropriations et constitution du champ de l’égyptologie dans la première moitié du xixe siècle, à travers l’exemple croisé du Louvre et du British Museum

Cet article s’attache aux premières présentations muséales d’antiquités égyptiennes en France et en Angleterre avec, comme angle de réflexion, la question de l’existence de modèles et de leur appropriation. Cette étude débute avec l’ouverture des premières salles spécifiquement dédiées à l’Égypte an...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/cel,
Autor Principal: Tanré-Szewczyk, Juliette
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Les Cahiers de l'École du Louvre 2017
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Cet article s’attache aux premières présentations muséales d’antiquités égyptiennes en France et en Angleterre avec, comme angle de réflexion, la question de l’existence de modèles et de leur appropriation. Cette étude débute avec l’ouverture des premières salles spécifiquement dédiées à l’Égypte ancienne au British Museum en 1808 et s’achève avec l’évocation de la figure de Samuel Birch, conservateur en charge des antiquités égyptiennes au British Museum (de 1836 à 1885). Elle s’attache à une comparaison des dispositifs mis en place au British Museum et au Louvre, ainsi qu’à la mise en exergue d’évolutions perceptibles dans la réception des objets égyptiens et dans les modes d’étude de ces collections. Elle permet de mettre en évidence le peu de perméabilité entre modèle anglais et modèle français dans la première moitié du xixe siècle ; au milieu de la période chronologique considérée, la figure de Jean-François Champollion apparaît singulière et sans lendemain immédiat.