Des allégories des Saisons sur les tissus coptes

L’identification des personnages figurés sur les textiles égyptiens d’époque byzantine (IVe-VIIe siècles après J.-C.) représente toujours un exercice délicat et incertain, les exemples clairement nommés par des inscriptions en copte ou en grec restant rares et exceptionnels. Cette démarche est en ou...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/cel,
Autor principal: Mérat, Amandine
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Les Cahiers de l'École du Louvre 2017
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:L’identification des personnages figurés sur les textiles égyptiens d’époque byzantine (IVe-VIIe siècles après J.-C.) représente toujours un exercice délicat et incertain, les exemples clairement nommés par des inscriptions en copte ou en grec restant rares et exceptionnels. Cette démarche est en outre fréquemment faussée par la vision occidentale des chercheurs qui, influencée par les arts chrétiens d’époque médiévale, les pousse régulièrement à attribuer une dimension de sainteté chrétienne à toute figure arborant un nimbe autour de la tête. Or, durant l’Antiquité tardive, le nimbe était avant tout un attribut d’origine romaine et païenne, destiné à mettre en valeur toutes sortes de personnages illustres, historiques ou mythologiques, tels que les empereurs, les héros ou encore les allégories. En prenant pour point de départ ce constat, et en s’appuyant sur des exemples issus des arts gréco-romains, ayant eux-mêmes fortement influencé les tisserands égyptiens, une étude approfondie d’un ensemble de tapisseries conservées aux musées du Louvre, de Rennes et de Rouen a permis de reconsidérer l’identification des personnages représentés, et de démontrer qu’il s’agirait en réalité d’allégories païennes, liées au thème des Saisons.