Travailler sur des objets en faisant se confronter les points de vue. Regards croisés sur le langage fou : l’exemple des écrits bruts
À partir du cas d’un écrit asilaire désormais archivé à Lausanne dans la Collection de l’Art Brut, cet article, relevant de l’analyse de discours, propose de réfléchir à l’impact des points de vue non seulement sur la collecte mais aussi sur le statut et la teneur formelle des objets d’étude. Avec,...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/cel, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Les Cahiers de l'École du Louvre
2017
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | À partir du cas d’un écrit asilaire désormais archivé à Lausanne dans la Collection de l’Art Brut, cet article, relevant de l’analyse de discours, propose de réfléchir à l’impact des points de vue non seulement sur la collecte mais aussi sur le statut et la teneur formelle des objets d’étude. Avec, en toile de fond, ce credo fort : pour qu’une forme soit telle, il faut qu’elle signifie ; et elle ne vaut que relativement à la perspective qui la saisit. Il s’agit d’abord d’exposer le point de vue de la psychiatrie puis celui de l’art sur un « même objet », à savoir une lettre de Samuel Daiber. Ces points de vue sont ensuite confrontés à la thématique de la folie, à partir du couple notionnel « manie/manière ». L’historicité spécifique des œuvres apparentées à l’art brut (en particulier les écrits provenant initialement d’institutions psychiatriques) est alors approfondie : passant d’une symptomatologie de la folie à une poétique de celle-ci, elle active une théorie du langage et permet en retour d’interpréter l’entier de la société. |
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