Le regard des photographes commerciaux. Quelques clichés du fonds égyptien de la Collection Fouad Debbas à l’étude.

Conservée à Beyrouth, la Collection Fouad Debbas, riche de plus de 35 000 images (négatifs et positifs sur plaques de verre, tirages sur papier albuminé ou au collodion, albums photographiques, cartes de visite, cartes postales, vues stéréoscopiques ou encore gravures et livres anciens) est probable...

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In:URI:https://journals.openedition.org/cel,
Main Authors: Chemali, Yasmine, Perrot, Anne-Hélène
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Les Cahiers de l'École du Louvre 2017
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Conservée à Beyrouth, la Collection Fouad Debbas, riche de plus de 35 000 images (négatifs et positifs sur plaques de verre, tirages sur papier albuminé ou au collodion, albums photographiques, cartes de visite, cartes postales, vues stéréoscopiques ou encore gravures et livres anciens) est probablement l’un des fonds photographiques les plus importants sur le Proche-Orient. Collectionneur passionné, Fouad Debbas s’est principalement intéressé aux images produites à Beyrouth de la seconde moitié du xixe siècle jusqu’aux années 1930, qui ont fait l’objet d’études et de publications par ses soins. Le fonds possède également une importante partie dévolue à l’Égypte : du cliché documentaire à la photographie commerciale, les différents courants photographiques y sont représentés. À partir d’une sélection d’œuvres, l’article propose de poser un regard nouveau sur les clichés et les albums produits par les photographes professionnels installés ou de passage en Égypte, à destination d’une clientèle essentiellement européenne dans la seconde moitié du xixe siècle. Peu de temps après l’invention de la photographie, l’Égypte, qui appartient désormais au Grand Tour, devient un lieu touristique recherché. Les photographes professionnels cherchent à produire quantité d’images, souvenirs des villes et des sites archéologiques pour ces nouveaux voyageurs tandis qu’un goût certain pour le portrait indigène se développe au même moment. Les subterfuges utilisés par ces photographes, entre mise en scène et technicité, sont ici analysés, témoins d’un discours orientaliste et exotique ancré dans le xixe siècle.