Une nouvelle alliance du Trône et de l’Autel ? Sacralité et dignité royale dans les chapelles seigneuriales des Orléans
Paris, Hôtel de Ville, 31 juillet 1830. Louis‑Philippe, conduit au balcon et recevant le drapeau tricolore, jure fidélité à la Charte devant une foule de Parisiens en liesse. Le sacre à Reims paraît déjà bien loin à l’aube d’un nouveau règne dont les fondations sont à redéfinir. Louis-Philippe d’Orl...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/cel, |
|---|---|
| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Les Cahiers de l'École du Louvre
2026
|
| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Paris, Hôtel de Ville, 31 juillet 1830. Louis‑Philippe, conduit au balcon et recevant le drapeau tricolore, jure fidélité à la Charte devant une foule de Parisiens en liesse. Le sacre à Reims paraît déjà bien loin à l’aube d’un nouveau règne dont les fondations sont à redéfinir. Louis-Philippe d’Orléans en est bien conscient, pris dans l’aporie d’une monarchie constitutionnelle à bâtir, entre souvenir absolutiste et promesse libérale. La résolution de ce paradoxe est particulièrement visible à travers les chapelles seigneuriales investies par les Orléans. Ces espaces religieux concernent à la fois les anciennes demeures intimes de la famille mais aussi les palais officiels de la Couronne. Véritables scènes de théâtre symboliques, ces chapelles castrales sont le laboratoire d’une nouvelle alliance iconographique entre pouvoir céleste et pouvoir terrestre. Les Orléans s’approprient alors les codes anciens tout en les adaptant. Ils proposent ainsi un nouveau paradigme, jouant sur les niveaux de sacralité, nouant symboliquement toutes ces chapelles entre elles. Entre foi providentielle, attachement familial et passion de l’Histoire, ce discours sacralisateur interroge la dignité royale et sa présentation sous la monarchie de Juillet mais également aujourd’hui. |
|---|