Des monastères byzantins aux musées français : le corpus des panagiaria
Cet article étudie les panagiaria, récipients liturgiques byzantins liés au rite de l’élévation de la panagia, dont la réception en Occident demeure lacunaire malgré leur présence dans plusieurs collections françaises. Longtemps mal identifiés, ces objets ont principalement été abordés pour leurs qu...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/cel, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Les Cahiers de l'École du Louvre
2026
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article étudie les panagiaria, récipients liturgiques byzantins liés au rite de l’élévation de la panagia, dont la réception en Occident demeure lacunaire malgré leur présence dans plusieurs collections françaises. Longtemps mal identifiés, ces objets ont principalement été abordés pour leurs qualités stylistiques, au détriment de leur ancrage liturgique. Indissociables du rite, né dans le monde monastique grec entre les xe et xie siècles et diffusé dans les Balkans puis le monde slave, les panagiaria s’offrent effectivement en dernier témoin d’une dévotion mariale et trinitaire. À partir du xve siècle, l’intégration du rite aux pratiques domestiques et des voyageurs favorise le développement, dans le monde slave, d’une production sérielle de panagiaria-enkolpia à vocation apotropaïque. L’étude met ainsi en lumière ces objets comme vecteurs d’une piété intime et mobile, situés à la croisée du rite, de la matérialité et de l’histoire des migrations orthodoxes. |
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