La transition d’un ensemble iconographique fastueux à des pièces muséales dispersées. Les fragments de peinture murale récupérés de l’église du monastère Văcărești

L’article retrace le parcours des fragments de peinture murale récupérés de l’église du monastère de Văcăreşti – depuis leur dépose in extremis, en 1985, jusqu’à leur exposition actuelle dans des musées laïques. Après une brève reconstitution du contexte historique de l’ensemble monastique et princi...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/cel,
1. Verfasser: Cîrstea, Irina Maria
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Les Cahiers de l'École du Louvre 2026
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:L’article retrace le parcours des fragments de peinture murale récupérés de l’église du monastère de Văcăreşti – depuis leur dépose in extremis, en 1985, jusqu’à leur exposition actuelle dans des musées laïques. Après une brève reconstitution du contexte historique de l’ensemble monastique et princier et de son rôle dans la culture orthodoxe du xviiiᵉ siècle, le texte se concentre sur les opérations de dépose et sur les étapes de restauration, qui ont fonctionné comme un véritable « atelier-école » pour plusieurs générations de restaurateurs. L’analyse se déplace ensuite vers la manière dont ces fragments, devenus des biens culturels mobiliers et désormais dispersés entre plusieurs institutions bucurestoises, sont intégrés dans des discours muséaux différenciés, allant de la salle de type white cube au lapidarium et à l’espace brâncovénois. Au cœur de la réflexion se trouve la question de savoir comment la sacralité des images se transforme à partir du moment où elles quittent l’espace liturgique, et comment la scénographie, la médiation écrite et la contextualisation historique peuvent soutenir non seulement une contemplation esthétique, mais aussi une forme de patrimonialisation mémorielle, dans laquelle ces fresques fonctionnent simultanément comme images sacrées, fragments d’un monument disparu et supports d’une mémoire critique de la violence historique.