Les calebasses nka’a kügha : du contexte d’origine à la mise en exposition en Europe
Les mâchoires des ennemis tués par les Bamoun étaient suspendues aux calebasses qu’on nomme nka’a kügha. Ces symboles de victoire faisaient l’objet de rituels et étaient considérés comme des regalia de la dynastie. Durant la période coloniale, ils deviennent des artefacts de collecte par les Europée...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/cel, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Les Cahiers de l'École du Louvre
2024
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Les mâchoires des ennemis tués par les Bamoun étaient suspendues aux calebasses qu’on nomme nka’a kügha. Ces symboles de victoire faisaient l’objet de rituels et étaient considérés comme des regalia de la dynastie. Durant la période coloniale, ils deviennent des artefacts de collecte par les Européens, en particulier les missionnaires. Leur acquisition provoque une rupture avec leur contexte d’origine et une défonctionnalisation. Les calebasses sont alors réemployées dans un but de propagande, notamment pour justifier les actions missionnaires sur le terrain et démontrer leur efficacité. Cet article propose une analyse d’un ensemble de quatre calebasses nka’a kügha du Royaume bamoun (Cameroun) collectées par la Société des missions évangéliques de Paris (SMEP) dans les années 1920-1930 et désormais conservées au British Museum et aux musées d’ethnographie de Neuchâtel et de Genève. Entre circulation, réutilisation dans divers univers sociaux, reconnexion au contexte d’origine et restitution, les calebasses sont au cœur des problématiques muséales contemporaines, à commencer par celle de l’exposition d’œuvres composées de restes humains. |
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