Vestiges de collections
Les moments de spoliation et de restitution peuvent être considérés comme des passages de la vie des objets qui les catégorisent, les patrimonialisent, leur donnent ou leur enlèvent de la valeur et les documentent. La vaste entreprise de prédation artistique des nazis a ainsi été un moment majeur de...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/cel, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Les Cahiers de l'École du Louvre
2024
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les moments de spoliation et de restitution peuvent être considérés comme des passages de la vie des objets qui les catégorisent, les patrimonialisent, leur donnent ou leur enlèvent de la valeur et les documentent. La vaste entreprise de prédation artistique des nazis a ainsi été un moment majeur de mouvement et de perte d’objets en Europe, notamment des collections privées. À travers les archives de la Commission de récupération artistique de la période 1944-années 1950 et en sondant le Répertoire des biens spoliés publié à partir de 1947, il est possible, pour l’historien, de faire revivre des objets singuliers, des collections privées ou des ensembles démantelés et disparus, de raconter leurs biographies respectives qui offrent aussi une perspective sur le goût de l’époque, grâce aux descriptions, aux photographies et aux dessins qui accompagnent les inventaires. Le Répertoire des biens spoliés, parfois seule et unique documentation d’œuvres ou de collections saisies, agit comme un facteur de patrimonialisation, tout en en conservant la mémoire. Si les objets, par leur matérialité et leur présence, peuvent alors être considérés comme témoins du passé, leur absence constitue aussi une forme de témoignage. |
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