Les Fleurs du Mal, de la censure au musée

Paul Gallimard (1850-1929), l’un des plus singuliers collectionneurs de son temps, possédait une œuvre unique à plus d’un titre : un exemplaire des Fleurs du Mal de Baudelaire, avec un envoi autographe, enrichi de dessins à la marge et intercalés d’Auguste Rodin. Il est conservé au musée Rodin à Par...

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Uloženo v:
Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/cel,
Hlavní autor: Chevaillier, Léo Rivaud
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Les Cahiers de l'École du Louvre 2024
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:Paul Gallimard (1850-1929), l’un des plus singuliers collectionneurs de son temps, possédait une œuvre unique à plus d’un titre : un exemplaire des Fleurs du Mal de Baudelaire, avec un envoi autographe, enrichi de dessins à la marge et intercalés d’Auguste Rodin. Il est conservé au musée Rodin à Paris depuis 1931. L’artiste avait évoqué l’idée de se confronter à la poésie de Baudelaire, source d’inspiration pour sa Porte de l’Enfer, avant de recevoir la commande de Gallimard. Entre octobre 1887 et janvier 1888, Rodin créé ces dessins voués à n’être vus que par le collectionneur, qui souhaitait un livre unique, à la suite des frères Goncourt. Des éditions Poulet-Malassis en 1857 jusqu’à la création d’une édition en fac-similé par la Société des Amis du Livre Moderne en 1918, l’histoire de cet objet d’art constitue un sujet au carrefour de nombreux enjeux contemporains d’une nouvelle « bibliopolis » (O. Uzanne). L’article revient sur les différentes temporalités et agentivités de l’objet.