D’« infiniment petits détails » : objets, vêtements et chiffons dans La Fille Élisa

Souvent comparés à des chiffonniers, Les Goncourt font des documents humains en apparence dérisoires le matériau de leur création romanesque. La Fille Élisa (1877) ne fait pas exception à la règle. Le roman centré sur la progressive déréliction de l’héroïne éponyme accorde une importance particulièr...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/cejdg,
Glavni avtor: Sermadiras, Émilie
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Cahiers Edmond et Jules de Goncourt 2022
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Souvent comparés à des chiffonniers, Les Goncourt font des documents humains en apparence dérisoires le matériau de leur création romanesque. La Fille Élisa (1877) ne fait pas exception à la règle. Le roman centré sur la progressive déréliction de l’héroïne éponyme accorde une importance particulière à certains détails physiques et vestimentaires : ces « morceaux [d’] existence » s’inscrivent dans un réseau de correspondances qui contribuent à tisser le fil rouge de sa vie, morcelée et partie en lambeaux. Le récit s’élabore sur une poétique du détail : il repose sur une dialectique de fragmentation et de recomposition, d’effritement et de recyclage d’une multitude de petits riens – lettres, objets, morceaux de chair et d’étoffes – qui, mis en regard les uns avec les autres, permettent de réunifier les membra disjecta d’une vie.