La chronique, chaînon manquant de la modernité littéraire
La chronique, cette « mauvaise herbe » journalistique de la presse du XIXe siècle, fut aussi un laboratoire littéraire irremplaçable : il a appris aux écrivains-journalistes de la toute nouvelle ère médiatique d’abord à écrire au jour le jour, sans le projet synthétique d’une œuvre à imaginer et à r...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/cejdg, |
|---|---|
| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Cahiers Edmond et Jules de Goncourt
2024
|
| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La chronique, cette « mauvaise herbe » journalistique de la presse du XIXe siècle, fut aussi un laboratoire littéraire irremplaçable : il a appris aux écrivains-journalistes de la toute nouvelle ère médiatique d’abord à écrire au jour le jour, sans le projet synthétique d’une œuvre à imaginer et à réaliser, puis à resserrer l’écriture en éliminant ce ton de bavardage conversationnel qui était encore le style ordinaire de la presse au début de la monarchie de Juillet, enfin à faire de la chronique un genre à part entière, voué à la concision poético-humoristique. Malgré sa banalité apparente, la chronique fut l’espace littéraire, à la fois envahissant et méprisé, où s’est expérimenté très tôt, dès les années 1840, l’art de la prose moderne, destiné à devenir la nouvelle norme pour la littérature postromantique. |
|---|