La lutte entre image et imagination : Dario Fo joue (et dessine) Johan Padan
En 1977 Dario Fo fait son retour à la télévision italienne après quinze ans d’absence qui avaient suivi le scandale de « Canzonissima » en 1962. Ce retour consolide « la réputation de Dario Fo en tant que figure nationale italienne » (Cairns) et annonce une phase de son théâtre où la « vision pictur...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/cei, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Cahiers d’études italiennes
2012
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | En 1977 Dario Fo fait son retour à la télévision italienne après quinze ans d’absence qui avaient suivi le scandale de « Canzonissima » en 1962. Ce retour consolide « la réputation de Dario Fo en tant que figure nationale italienne » (Cairns) et annonce une phase de son théâtre où la « vision picturale », propre à l’auteur, se manifeste d’une façon de plus en plus nette.À première vue, le théâtre de Fo semble perdre sa charge subversive et sa force « contre-informative » dès la fin des années soixante-dix ; en réalité, la lutte de l’auteur-acteur semble se situer sur le plan du langage théâtral en opposition aux propriétés hypnotiques du langage d’un certain type de télévision, d’autant plus que la politique elle-même devient spectaculaire.L’invitation à l’imagination que Fo lance à son public avec le monologue Johan Padan a la descoverta de le Americhe (1991), peut être vue comme une réponse « aux incursions hégémoniques ou destructives » évoquées par le critique Claudio Meldolesi dès 1978. |
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