Les « Italiens de Paris » du fascisme à l’après-guerre : artistes et expositions au service du rapprochement franco-italien
Cette contribution analyse la participation des « Italiens de Paris » aux diplomaties culturelles italienne et française depuis les années 1930 jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ce groupe d’artistes — né dans l’entre-deux-guerres pour défendre la particularité de la production italie...
Сохранить в:
| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/cei, |
|---|---|
| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Cahiers d’études italiennes
2019
|
| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Cette contribution analyse la participation des « Italiens de Paris » aux diplomaties culturelles italienne et française depuis les années 1930 jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ce groupe d’artistes — né dans l’entre-deux-guerres pour défendre la particularité de la production italienne au sein des avant-gardes parisiennes — tisse rapidement des liens avec les organismes culturels de l’Italie fasciste. Leurs expositions, en France et en Italie, sont alors l’occasion pour le régime de Mussolini de mettre en avant les liens franco-italiens et l’apport national de l’Italie à la modernité de la France. Dans les discours d’inauguration et dans la presse on célèbre, à travers eux, l’amitié franco-italienne et leur civilisation commune fondée sur une identité latine et méditerranéenne. À la libération, le nom des « Italiens de Paris » est réinvesti par l’Italie et par la France dans une politique de rapprochement. Ces artistes sont alors présentés dans une forme renouvelée qui accueille la participation d’artistes contemporains. L’art, mobilisé par la diplomatie, esquisse ainsi une identité transnationale franco-italienne appelée à toucher les sentiments des peuples et à devenir une « force profonde » de leurs relations internationales. |
|---|