Le miroir de l’intelligence française. Le néo-romantisme italien ou la gauche idéale à la lumière de Gramsci (1945-1960)
Cet article est une interprétation du rêve italien qui plonge les intellectuels de gauche français dans un état de conscience modifiée après la guerre. L’Italie est d’abord une image projetée par certains intellectuels français, notamment ceux d’Esprit avec Mounier et des Temps modernes de Sartre, à...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/cei, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers d’études italiennes
2019
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article est une interprétation du rêve italien qui plonge les intellectuels de gauche français dans un état de conscience modifiée après la guerre. L’Italie est d’abord une image projetée par certains intellectuels français, notamment ceux d’Esprit avec Mounier et des Temps modernes de Sartre, à la recherche d’un légitimation sociale et politique, en quête d’idéalisme, de distinction, de libéralisme, face à un parti ouvrier, matérialiste, déterministe. Les foyers de cette italophilie dépendent de relations privilégiées avec des intellectuels du Nord, souvent tentés par le méridionalisme, issus du libéralisme de gauche, alimentées par des voyages romains, où un néo-romantisme français se confronte au néo-classicisme italien ou au néo-réalisme. Ce récit romantique trouve ses contradicteurs chez les italomaques, notamment le Pour l’Italie de Jean-François Revel, une déconstruction d’un fantasme qui trouve un public réceptif, parmi les grands intellectuels des années 1950, à droite comme à gauche. |
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