Le procès 7 aprile : un cas prototypique de l’état d’urgence dans l’Italie des années quatre-vingt

Il y a à peine plus de trente ans, par une opération de ratissage de dizaines de membres d’Autonomia Operaia, commençait le très célèbreprocès 7 Aprile. L’expression 7 Aprile évoque plusieurs aspects : l’axiome judiciaire italien par excellence (le teorema Calogero, du nom du juge d’instruction de P...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/cei,
Hlavní autor: Santalena, Elisa
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Cahiers d’études italiennes 2012
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Il y a à peine plus de trente ans, par une opération de ratissage de dizaines de membres d’Autonomia Operaia, commençait le très célèbreprocès 7 Aprile. L’expression 7 Aprile évoque plusieurs aspects : l’axiome judiciaire italien par excellence (le teorema Calogero, du nom du juge d’instruction de Padoue qui commanda les arrestations) ; la campagne de presse la plus unanime et la plus implacable contre les accusés de notre histoire républicaine ; l’utilisation la plus arbitraire de la détention préventive et du remplacement des chefs d’accusation, ainsi que le premier cas, dans l’histoire italienne, où les déclarations d’un repenti pèsent davantage que les preuves, les alibis et les témoignages en faveur des accusés. Dans les pages qui suivent, nous essaierons d’analyser de façon organique ce procès, dont l’intérêt réside dans le fait qu’il représente l’exemple le plus typique de l’état d’urgence dans lequel vivait l’Italie pendant les années 1980 et à partir duquel la structure pénale italienne a été totalement modifiée.