Deux philosophes italiens face à la xénophobie byzantine : répétition ou évolution d’un schéma ?
Deux intellectuels originaires de l’Italie du Sud se sont fait une réputation comme enseignants de philosophie dans la Byzance médiévale : Jean Italos (« l’Italien ») au xie siècle et Barlaam le Calabrais au xive. Malgré les deux siècles qui les séparent, on constate une similarité surprenante dans...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/cei, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Cahiers d’études italiennes
2017
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Deux intellectuels originaires de l’Italie du Sud se sont fait une réputation comme enseignants de philosophie dans la Byzance médiévale : Jean Italos (« l’Italien ») au xie siècle et Barlaam le Calabrais au xive. Malgré les deux siècles qui les séparent, on constate une similarité surprenante dans la manière dont la société constantinopolitaine les a accueillis en tant qu’étrangers. Aimés par leurs étudiants, leurs pairs les ont néanmoins critiqués et condamnés pour leur maîtrise imparfaite du grec érudit, leur duplicité politique et idéologique, l’erreur de leur doctrine religieuse, et leur engouement pour la logique aristotélicienne. Nous soutenons dans cet article que malgré le changement, avec l’expansion de l’Occident à l’époque des croisades, de la situation culturelle de l’Italie relative au monde grec, les érudits byzantins continuaient à tenir le même langage d’altérité pour stigmatiser et exclure les concurrents immigrés qu’ils percevaient comme intrus. |
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