Le commerce entre l’Italie et l’Orient entre xe et xiiie siècle : nouvelles polarités et reconfiguration des réseaux d’échanges
Il est admis en général que l’expansion des marchands italiens en Orient est le résultat de la seule puissance politique et économique des cités d’Italie du Nord et du développement d’un précapitalisme en Europe. Le rôle de l’Islam dans l’animation du commerce maritime en Méditerranée est souvent co...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/cei, |
|---|---|
| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Cahiers d’études italiennes
2017
|
| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Il est admis en général que l’expansion des marchands italiens en Orient est le résultat de la seule puissance politique et économique des cités d’Italie du Nord et du développement d’un précapitalisme en Europe. Le rôle de l’Islam dans l’animation du commerce maritime en Méditerranée est souvent considéré comme purement passif, quand il n’est pas vu comme un obstacle. Mais si l’on considère les premiers développements du commerce italien en Méditerranée — principalement d’Amalfi et de Venise —, on constate qu’il se déploie d’abord à l’intérieur de réseaux commerciaux islamiques, principalement à l’intérieur de l’espace fatimide, d’abord en Ifrîqiya puis à la fin du xe siècle en Égypte et en Syrie. Ce n’est qu’à partir du xiie siècle que les marchands italiens sont en mesure de construire leurs propres réseaux et d’imposer leurs villes comme les principaux pôles d’impulsion du commerce méditerranéen. |
|---|