André Jolles, lecteur du Décaméron : récit-cadre, nouvelles et la question de l’unité

Partant de la constatation que chez Jolles est fermement posée (à la différence d’Auerbach) la thèse d’une morale du Décaméron, l’auteur de l’étude examine la fonction qu’assume dans une telle perspective (par-delà même, donc, la question de l’unité formelle et artistique) la mise en relief par le c...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/cei,
Egile nagusia: Guérin, Philippe
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Cahiers d’études italiennes 2017
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Partant de la constatation que chez Jolles est fermement posée (à la différence d’Auerbach) la thèse d’une morale du Décaméron, l’auteur de l’étude examine la fonction qu’assume dans une telle perspective (par-delà même, donc, la question de l’unité formelle et artistique) la mise en relief par le critique néerlandais de l’importance de l’Introduction des « cent nouvelles » et du récit-cadre, dans leur rapport à la fois avec le recueil en livre de ces dernières et avec chacune d’entre elles. Après avoir analysé sous cet angle le récit-cadre, Jolles passe à la question de la nouvelle comme forme littéraire, dont la « forme simple » correspondante est le « Cas » : l’article se propose alors d’établir le lien entre le « Cas » jollesien et les « casi » dont le Décaméron entend être le théâtre et la représentation, et qui ne surgissent que pour poser une question appelant à chaque fois sa réponse particulière, après évaluation. La nouvelle étant alors l’aboutissement logique et inévitable du Cas — et le moment de sa disparition en tant que tel. La morale du Décaméron est vue dès lors comme réponse au chaos du monde, réponse qui s’enracine dans les couches profondes de la psyché en même temps qu’elle s’actualise sans cesse — c’est vrai pour nous encore aujourd’hui — par la vertu de son dispositif, essentiellement poétique.