De l’intérêt des marchands anglais pour les récits de voyageurs vénitiens vers les Indes occidentales à la fin du xvie siècle

On a tendance à oublier que l’Angleterre, cette ancienne grande puissance coloniale, a peiné au départ à se faire une place dans un monde dominé par les Espagnols et les Portugais à la grande époque des découvertes. En effet, pendant la Renaissance ses marchands furent largement tributaires des info...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/cei,
Autor principal: Silec-Plessis, Tatjana
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Cahiers d’études italiennes 2015
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:On a tendance à oublier que l’Angleterre, cette ancienne grande puissance coloniale, a peiné au départ à se faire une place dans un monde dominé par les Espagnols et les Portugais à la grande époque des découvertes. En effet, pendant la Renaissance ses marchands furent largement tributaires des informations récoltées par leurs collègues étrangers, informations très difficiles à obtenir quand elles avaient trait à la navigation ou à la géographie des nouveaux territoires. D’où, dans leur quête de chemins menant vers la Chine ou l’Inde, leur recours à des textes plus anciens ou écrits par des voyageurs moins enclins au secret. Les récits des marchands vénitiens que sont Marco Polo, Nicolò de’ Conti ou Cesare Federici se placent dans cette catégorie et c’est d’eux qu’il sera question dans cet article, ou plutôt de leurs traductions. On s’attachera principalement à montrer comment les traducteurs ou compilateurs envisagent leur travail en s’intéressant aux frontispices et dédicaces de leurs ouvrages.