Comme on fait son lit, on se couche. Matérialité et symbolique genrées d’un lieu de vies en Italie (XIVe‑XVIe siècle)

L’article fait dialoguer les sources de la pratique et les sources littéraires pour analyser le lit à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance au prisme du genre. Le lit est, dans les faits, un meuble majoritairement masculin, possédé et transmis par les hommes, principalement à Florence, ce qui plac...

Full beskrivning

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Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/cei,
Huvudupphovsmän: Chabot, Isabelle, Rimbert, Victoria
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Cahiers d’études italiennes 2024
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:L’article fait dialoguer les sources de la pratique et les sources littéraires pour analyser le lit à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance au prisme du genre. Le lit est, dans les faits, un meuble majoritairement masculin, possédé et transmis par les hommes, principalement à Florence, ce qui place les femmes, privées de lit — notamment au moment de leur veuvage — dans une position délicate, en leur ôtant l’accès à un meuble pourtant d’usage quotidien. En effet, c’est dans le lit que se déroulent toutes les étapes de la vie des hommes et des femmes : il s’agit d’un lieu partagé, mutualisé, et hautement symbolique, ce que donnent à voir les nouvelles. Celles‑ci rétablissent bien les enjeux liés aux genres qui se nouent autour et dans le lit, en donnant à voir les usages que leurs occupants et leurs occupantes en faisaient.