Un « poing de soleil ». Du corps au travail au corps en révolte : la poésie de Ferruccio Brugnaro
À travers l’analyse du premier recueil du poète ouvrier Ferruccio Brugnaro, qui a travaillé au Petrolchimico de Porto Marghera à partir des années 1950, nous nous proposons d’interroger la manière dont il représente l’invasion, par l’usine, des corps des travailleurs. Les cadences, les machines et l...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/cei, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Cahiers d’études italiennes
2024
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | À travers l’analyse du premier recueil du poète ouvrier Ferruccio Brugnaro, qui a travaillé au Petrolchimico de Porto Marghera à partir des années 1950, nous nous proposons d’interroger la manière dont il représente l’invasion, par l’usine, des corps des travailleurs. Les cadences, les machines et les substances nocives — en un mot, les exigences du cycle chimique — sont autant d’éléments qui composent la matérialité des conditions de travail, qui modèlent les corps, qui déterminent le destin — souvent funeste — de ces soldats de la production. Mais la « guerra della fabbrica » n’est pas unilatérale : Brugnaro part de cette même matérialité pour évoquer les tensions et les raisons de la colère, la joie de la lutte de ce corps collectif à travers laquelle le poète peut retrouver l’humanité autrement perdue dans les engrenages de la production chimique. |
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