Le choc des mondes : lecture puritaine du tremblement de terre de Londres (6 avril 1580)
Le séisme de Londres du 6 avril 1580 a donné lieu à de multiples narrations populaires, préscientifiques et officielles qui tentèrent d’expliquer l’extra‑ordinaire. En vers ou en prose, moralisateurs ou médicaux, plus ou moins circonstanciés, les récits des puritains Thomas Twyne, Arthur Golding, Th...
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Cahiers d’études italiennes
2023
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le séisme de Londres du 6 avril 1580 a donné lieu à de multiples narrations populaires, préscientifiques et officielles qui tentèrent d’expliquer l’extra‑ordinaire. En vers ou en prose, moralisateurs ou médicaux, plus ou moins circonstanciés, les récits des puritains Thomas Twyne, Arthur Golding, Thomas Churchyard et Gabriel Harvey retranscrivent un éventail de réactions diverses face à la brutale intrusion de l’impensable dans le quotidien anglais. L’interprétation du tremblement de terre manifeste la domination d’une conception providentielle du monde. Si le paradigme biblique demeure prépondérant, le scepticisme naissant donne lieu à des interrogations pour l’heure inabouties. L’Église établie protestante et le gouvernement élisabéthain s’emparèrent de la catastrophe naturelle afin d’unifier le royaume et de contrer la menace catholique grandissante grâce à l’appui donné aux publications puritaines. Les puritains profitèrent de cette tribune pour défendre un programme religieux plus radical que la via media décidée. Le séisme fut le révélateur de lignes de faille irréparables entre deux visions du monde : celui d’hier et celui de demain. |
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