Tordre le droit : les « couples homosexuels » sont-ils des couples ?
L’article dresse une cartographie des principales résistances institutionnelles à la reconnaissance juridique des couples formés par deux personnes de même sexe comme elles se sont déployées dans l’espace public italien au cours de dix dernières années et il propose quelques éléments d’analyse pour...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/cei, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers d’études italiennes
2013
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | L’article dresse une cartographie des principales résistances institutionnelles à la reconnaissance juridique des couples formés par deux personnes de même sexe comme elles se sont déployées dans l’espace public italien au cours de dix dernières années et il propose quelques éléments d’analyse pour rendre compte des spécificités de ce contexte national. D’un côté, dans le système juridique italien aucune tutelle systématique n’y est prévue et, de l’autre, cette question se heurte à une constante invisibilisation dans le domaine de la politique institutionnelle. Une première partie est consacrée à l’analyse de la désymbolisation et de la désexualisation progressive du contenu des propositions de loi présentées au Parlement (dont aucune n’a jamais été votée). Une deuxième partie interroge le degré de perméabilité du débat parlementaire aux desiderata de l’Église catholique en analysant deux de ses récentes prises de position (publication en 2003 du Lexique des termes ambigus et controversés et rassemblement du Family Day en 2007). En troisième lieu, l’article présente les avancées juridiques obtenues à la suite de recours menés, à partir de 2008, par des couples de même sexe qui, avec le soutien de l’association radicale « Certi Diritti » et de « Rete Lenford – Avvocatura per i Diritti LGBT », ont demandé aux tribunaux compétents la reconnaissance de leur droit à se marier. L’analyse de cette revendication, qui soulève la question de la dénaturalisation de l’ordre des sexes et des sexualités, est menée à partir des interrogations et des catégories analytiques qui, depuis quatre décennies, ont été développées dans le champ des études de genre et de sexualité. |
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