Giovanni Colombini : un modèle de Catherine de Sienne occulté par ses hagiographes ?

Le propos de cet article est d’ouvrir un chantier de recherche sur les similitudes entre deux figures de la vie religieuse siennoises du xive siècle, à l’origine, l’une comme l’autre, d’une vaste correspondance spirituelle en langue vernaculaire : Giovanni Colombini (1304-1367), fondateur de l’ordre...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/cei,
Auteur principal: Porzi, Sonia
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers d’études italiennes 2013
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le propos de cet article est d’ouvrir un chantier de recherche sur les similitudes entre deux figures de la vie religieuse siennoises du xive siècle, à l’origine, l’une comme l’autre, d’une vaste correspondance spirituelle en langue vernaculaire : Giovanni Colombini (1304-1367), fondateur de l’ordre des Gésuates et Catherine de Sienne (1347-1380). Si Colombini n’est pas au nombre des modèles prônés par Catherine ou mis en avant par ses hagiographes, l’analyse du contexte qui voit fleurir ces deux personnages montre qu’ils se sont nécessairement connus, sinon fréquentés et écrits. Une première comparaison de leurs correspondances respectives met en évidence les similitudes qui les rapprochent par-delà leurs irréductibles différences sur la question de la pauvreté absolue et tout porte à croire que Colombini a pu incarner pour Catherine, un modèle vivant du franciscanisme des origines, en particulier dans l’emploi de la langue vernaculaire et de la forme du sermo humilis, mais aussi par la place de la femme dans la vie spirituelle.