Image(s)actuelle(s) d’E. T. A. Hoffmann : un « utopiste sceptique »
Comment E. T. A. Hoffmann est-il vu aujourd’hui ? La biographie publiée par Rüdiger Safranski en 1984 sous le titre E. T. A. Hoffmann. La vie d’un utopiste sceptique (E. T. A. Hoffmann. Das Leben eines skeptischen Phantasten) incite à valider son statut de « classique », à condition néanmoins d’adop...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/ceg, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Cahiers d’études germaniques
2019
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Comment E. T. A. Hoffmann est-il vu aujourd’hui ? La biographie publiée par Rüdiger Safranski en 1984 sous le titre E. T. A. Hoffmann. La vie d’un utopiste sceptique (E. T. A. Hoffmann. Das Leben eines skeptischen Phantasten) incite à valider son statut de « classique », à condition néanmoins d’adopter le regard sélectif de l’essayiste philosophe. C’est en effet sous l’angle du jeu comme pierre angulaire de la production romantique qu’est analysé l’apport, pour l’époque moderne, du « carnavalier Hoffmann », orientation que confirme et justifie tout à la fois l’essai publié plus récemment par Safranski sur le romantisme allemand (Romantik. Eine deutsche Affäre, 2007). Dans le premier volet de cet ouvrage, Hoffmann est présenté comme le point d’aboutissement de « l’aventure incertaine » qu’auraient menée les premiers romantiques dans le sillage de Herder. La reprise par l’auteur de tout un pan de sa précédente biographie sur Hoffmann témoigne à elle seule du processus de classicisation qui est ici à l’œuvre, sous le label précisément d’« utopisme sceptique ». Loin de galvauder cette image de Hoffmann, l’extraordinaire profusion d’illustrations (re)créées à partir de l’univers narratif de ce dernier tend à asseoir sa prégnance à l’époque moderne. Dessins, collages, sculptures ou même réalisations infographiques se prêtent à merveille au jeu d’une imagination que vient toujours relativiser la conscience de la réalité, aussi prosaïque soit-elle. L’affirmation de ce principe dit sérapiontique permettrait alors, plus que l’inflation de ce que l’on pourrait appeler avec Alain Vialla la « valeur d’échange » d’une œuvre classique, de voir en Hoffmann le plus classique des romantiques, lui qui appelait à l’usage d’une « pondération » régulatrice de tout excès créateur. |
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