faust hat hunger und verschluckt sich an einer grete de Ewald Palmetshofer. De la digestion difficile des classiques
En 2009, Ewald Palmetshofer s’attaque dans faust hat hunger und verschluckt sich an einer grete à la relecture de l’un des plus célèbres lieux de mémoire du classicisme allemand. Le jeu de mot réifiant du titre se lit comme un programme qui place Palmetshofer dans la continuité des grands auteurs du...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/ceg, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Cahiers d’études germaniques
2019
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| Ämnen: | |
| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | En 2009, Ewald Palmetshofer s’attaque dans faust hat hunger und verschluckt sich an einer grete à la relecture de l’un des plus célèbres lieux de mémoire du classicisme allemand. Le jeu de mot réifiant du titre se lit comme un programme qui place Palmetshofer dans la continuité des grands auteurs du cannibalisme théâtral, de Werner Schwab à Elfriede Jelinek. La métaphore sert ici à comprendre les liens entre la destruction soigneuse de l’héritage formel et substantiel du classicisme et la critique de la société de surconsommation. Le cannibalisme est à un premier niveau de lecture le révélateur du changement de paradigme dans lequel se trouve la société postmoderne de la déshéritance, où la quête du bonheur, centrale dans le Faust de Goethe, ne sert plus à affirmer l’humanité, mais bien à la détruire. À un second niveau de lecture, la métaphore cannibale s’applique à la déconstruction formelle du théâtre classique, à son assimilation par l’auteur et ses personnages, qui vont tour à tour reprendre les rôles de Heinrich et Margarethe pour mieux les faire entrer dans le moule. L’article propose une lecture des enjeux, esthétiques et éthiques, de la déconstruction du canon classique par le théâtre d’Ewald Palmetshofer en convoquant les réflexions de Jacques Rancière sur la possibilité d’émancipation du spectateur à travers la pratique théâtrale. |
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