Satire, réalité et citation dans Les derniers jours de l’humanité (1919) et Troisième nuit de Walpurgis (1933) de Karl Kraus
Cet article envisage les liens complexes entre la satire comme imitation et la réalité comme modèle. Processus imitationnel par excellence, la citation est la première arme satirique de Karl Kraus. Elle est toutefois plus qu’un mimétisme, car elle s’accompagne d’un processus de dévoilement, excédant...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/ceg, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Cahiers d’études germaniques
2017
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article envisage les liens complexes entre la satire comme imitation et la réalité comme modèle. Processus imitationnel par excellence, la citation est la première arme satirique de Karl Kraus. Elle est toutefois plus qu’un mimétisme, car elle s’accompagne d’un processus de dévoilement, excédant la simple fidélité formelle : l’imitation de Kraus est le pire de l’original. Mais en 1933, le rapport s’inverse, et c’est la réalité qui semble s’aligner sur les hypothèses les plus apocalyptiques suggérées par la satire. Notre contribution propose successivement une description de la citation comme ressort satirique, une analyse de l’inimitabilité du discours national-socialiste, puis une relecture des Derniers jours de l’humanité (1922) à la lumière rétrospective du constat d’échec dressé par le satiriste dans Troisième nuit de Walpurgis (1933). |
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