Hans Magnus Enzensberger, Reiner Kunze. Traductions et imitations : la fracture du trait

Dans l’anthologie Geisterstimmen (1998) où il regroupe certains apports personnels de ses anthologies précédentes Museum der modernen Poesie (1960) et Wasserzeichen (1985), Hans Magnus Enzensberger associe, sans pseudonyme mais en un dispositif où tout est fait pour déjouer le regard du lecteur, 164...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/ceg,
Glavni autor: Poulain, Béatrice
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Cahiers d’études germaniques 2017
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Dans l’anthologie Geisterstimmen (1998) où il regroupe certains apports personnels de ses anthologies précédentes Museum der modernen Poesie (1960) et Wasserzeichen (1985), Hans Magnus Enzensberger associe, sans pseudonyme mais en un dispositif où tout est fait pour déjouer le regard du lecteur, 164 traductions et 26 imitations. Un détour par la clarté des définitions et témoignages que Reiner Kunze propose de la traduction comme Nachdichtung ou réécriture poétique dans ses conférences d’esthétique de 1988 (Das weiße Gedicht), permet de comprendre l’enjeu de cette « fête des fleurs » d’un genre inédit que l’auteur fait passer « en contrebande » dans la langue poétique allemande : sous couvert de jeu de masques, sous les voix de ses « compagnons de lutte » et avec elles, retentit en creux, en filigrane, sur le mode rieur, la poétique d’Enzensberger et son enjeu utopique. Dans cette poétique à la fois sienne et autre, dans cet authentique Wasserzeichen, des résonances de Goethe, d’Adorno, de Pablo Neruda notamment, se fondent en une variante contemporaine, jouée sur le mode mineur de la fracture (Bruch), de la poétique nietzschéenne, si ce n’est hesséenne de l’allégresse.