Entre diabolisation, séduction et légitimation. Le kitsch ou l’imitation comme « mal esthétique » ?

Partant de l’observation de Clement Greenberg distinguant l’avant-garde comme « imitation de l’acte d’imiter » et le kitsch comme « imitation de l’effet de l’imitation », dans le but de susciter le seul plaisir des sens, on montrera que le kitsch suscite une « jouissance culinaire » (Adorno) en prod...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/ceg,
1. Verfasser: BANCAUD, Florence
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Cahiers d’études germaniques 2017
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:Partant de l’observation de Clement Greenberg distinguant l’avant-garde comme « imitation de l’acte d’imiter » et le kitsch comme « imitation de l’effet de l’imitation », dans le but de susciter le seul plaisir des sens, on montrera que le kitsch suscite une « jouissance culinaire » (Adorno) en produisant des œuvres qui résultent souvent d’une forme de plagiat esthétique dénoncée par exemple par Broch ou démontrée par Walter Killy dans Deustcher Kitsch où il pastiche le style de célèbres auteurs germaniques. On peut voir dans ce style fondé sur l’imitation une forme de fétichisation de l’art (Adorno), d’aberration esthétique, voire éthique (Broch) ou d’échec de l’imagination et du génie créateur ; le kitsch peut aussi être perçu comme le signe de la disparition de la valeur cultuelle et auratique de l’œuvre et de son appropriation par tous (Benjamin) ; mais on pourra aussi en analyser la dimension ludique et subversive, sinon révélatrice de la fascination trop humaine pour l’inauthentique et l’artificiel.