« Besser ein Original von einem Teütschen als eine Copey von einem Franzosen seyn » — Du bon usage de l’imitation française par les Allemands selon G. W. Leibniz
En réaction à l’influence croissante de la France dans les territoires du Saint Empire au xviie siècle, des voix s’élèvent pour dénoncer la manie d’imitation des Allemands et leur penchant à imiter les mœurs et les modes françaises mais aussi à privilégier les langues étrangères au détriment de la l...
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Cahiers d’études germaniques
2017
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En réaction à l’influence croissante de la France dans les territoires du Saint Empire au xviie siècle, des voix s’élèvent pour dénoncer la manie d’imitation des Allemands et leur penchant à imiter les mœurs et les modes françaises mais aussi à privilégier les langues étrangères au détriment de la langue allemande. G. W. Leibniz (1646-1716) s’inscrit dans ce courant critique de la tendance « Alamode ». Dans un vibrant appel au patriotisme linguistique, le philosophe reproche à ses contemporains d’avoir perdu leur indépendance en imitant aveuglément la France et le français. Si le philosophe de Hanovre estime impératif de combattre cette hégémonie extérieure, cette lutte ne s’accompagne d’aucun rejet de l’étranger. À l’image de Christian Thomasius, Leibniz suggère une autre approche de l’imitation visant à combler le hiatus sociologique entre les deux nations : les Allemands doivent se confronter de manière productive au modèle français et conquérir leur indépendance culturelle en s’appropriant les formes de sociabilité au fondement de la supériorité française. L’usage de leur propre langue nationale est la condition sine qua non de cette conquête d’autonomie. |
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