L’Université d’été homosexuelle de Marseille et le festival Homolulu de Francfort‑sur‑le‑Main en 1979
La première UEH de Marseille et le festival Homolulu de Francfort-sur-le-Main, dix ans après les émeutes de Stonewall, sont le lieu d’un bilan intermédiaire du mouvement homosexuel, mais surtout de l’expérimentation d’une utopie et de la formulation de revendications concrètes. Ces rencontres permet...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/ceg, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Cahiers d’études germaniques
2025
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | La première UEH de Marseille et le festival Homolulu de Francfort-sur-le-Main, dix ans après les émeutes de Stonewall, sont le lieu d’un bilan intermédiaire du mouvement homosexuel, mais surtout de l’expérimentation d’une utopie et de la formulation de revendications concrètes. Ces rencontres permettent d’observer également les tensions qui parcourent le mouvement entre les courants « identitaire », révolutionnaire et radical, et « réformiste », lequel entretient des liens avec la gauche radicale. Les rapports de genre à l’intérieur du mouvement et la reproduction de relations hiérarchiques appellent à interroger le caractère avant-gardiste des folles. À partir d’une double déviance, de sexe et de genre, au moyen du drag et du camp, elles permettraient de remettre en question les mécanismes de domination à l’œuvre dans le monde social en construisant une identité pour soi. Les résultats de ces festivals, qu’il s’agisse de la formulation de stratégies politiques ou de l’émancipation de soi, doivent nous permettre de mesurer en particulier ce que la subversion des normes de genre a pu apporter au mouvement. |
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