La nourriture comme médium d’une avant‑garde féministe transnationale
Cette contribution s’appuie sur le concept d’avant-garde féministe défini par Gabriele Schor, fondatrice et directrice de la collection SAMMLUNG VERBUND à Vienne, et étudie quelques-unes des œuvres emblématiques à l’aune du champ émergent des food/gender studies, qui analysent notamment l’imbricatio...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/ceg, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Cahiers d’études germaniques
2025
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Cette contribution s’appuie sur le concept d’avant-garde féministe défini par Gabriele Schor, fondatrice et directrice de la collection SAMMLUNG VERBUND à Vienne, et étudie quelques-unes des œuvres emblématiques à l’aune du champ émergent des food/gender studies, qui analysent notamment l’imbrication entre genre, nourriture, normes et pouvoir. Issues d’aires culturelles germaniques, européennes et nord-américaines, elles investissent espaces et outils de cuisine, détournent des motifs religieux, jouent sur les analogies entre nourriture et sexualité. Bien plus qu’une déconstruction du stéréotype de la femme nourricière ou de la femme comme « chair à consommer », c’est tout un système de hiérarchies, de représentations, de mécanismes de pouvoir dissimulés dans l’ordre culinaire qui est rendu visible. La nourriture comme « fait social total », pour reprendre la notion de Marcel Mauss, se révèle être dans les œuvres de l’avant-garde féministe un « fait social total genré », mais l’élaboration artistique donne aussi lieu à une forme d’empowerment dans le champ alimentaire à la dimension fortement politique. |
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