Comment danser un anniversaire ?
L’article étudie le motif de l’anniversaire – motif assez rare en danse contemporaine – à partir de deux œuvres considérées comme canoniques dans l’histoire de celle-ci : 1980 – une pièce de Pina Bausch (1980) et May B de Maguy Marin (1981). En quoi le traitement de l’anniversaire révèle-t-il leur l...
Na minha lista:
| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/ceg, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Cahiers d’études germaniques
2023
|
| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’article étudie le motif de l’anniversaire – motif assez rare en danse contemporaine – à partir de deux œuvres considérées comme canoniques dans l’histoire de celle-ci : 1980 – une pièce de Pina Bausch (1980) et May B de Maguy Marin (1981). En quoi le traitement de l’anniversaire révèle-t-il leur langage chorégraphique respectif, ainsi que les affinités esthétiques que la critique aime reconnaître entre les deux chorégraphes ? On peut observer une volonté de fissurer les conventions et rituels du temps, et de signifier la solitude, finitude et vacuité de l’existence. Dans la pièce autoréférentielle de Pina Bausch, l’anniversaire de naissance se superpose à la douloureuse expérience de la mort d’un proche, mais en tant que célébration du moi, la fête de l’anniversaire fait également objet d’une parodie de l’individualisme performatif contemporain. Dans la pièce de Maguy Marin, le motif s’inscrit très nettement dans l’univers absurde de Beckett qui constitue la source textuelle principale de la chorégraphie. Le travail critique sur le rituel de l’anniversaire témoigne dans les deux cas de la dimension anthropologique de leur danse et transforme le temps de l’humain en émotions et en rythmes. |
|---|