Masculinité, mensonge, Jeckischkeit dans le roman de Yoram Kaniuk, 1948

Quel est le rapport des hommes au mensonge et à la dis/simulation ? Le présent article est centré sur les masculinités juives, notamment la juive-allemande (yekke), en Palestine mandataire dans le contexte de la Guerre de 1948 qui marqua la naissance d’Israël. Pour les hommes juifs allemands, le men...

全面介紹

Enregistré dans:
書目詳細資料
發表在:URI:https://journals.openedition.org/ceg,
主要作者: Farges, Patrick
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: Cahiers d’études germaniques 2017
主題:
在線閱讀:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
實物特徵
總結:Quel est le rapport des hommes au mensonge et à la dis/simulation ? Le présent article est centré sur les masculinités juives, notamment la juive-allemande (yekke), en Palestine mandataire dans le contexte de la Guerre de 1948 qui marqua la naissance d’Israël. Pour les hommes juifs allemands, le mensonge s’est noué autour de questions identitaires. Qui est yekke ? Qui ne l’est pas ? Qui incarne les attentes virilistes du « nouveau juif » ? Ces aspects sont au cœur du dernier roman de l’auteur israélien Yoram Kaniuk : 1948. Le narrateur semble incarner la masculinité du sabra né en Eretz Israel : membre d’une unité d’élite (le Palmah), il défend sa terre. Pourtant, au fil de la narration, l’expérience militaire virile est dénoncée comme faisant partie du mythe « 1948 ». Le narrateur met aussi un point d’honneur à détruire la « couverture » que son père Moshe, premier conservateur du Musée de Tel Aviv (donc Yekke par la grâce de sa fonction, pour ainsi dire), s’est forgée tout au long de sa vie.