Marx dans la presse estonienne « quinze ans après ».

L’article présente un panorama des formes sous lesquelles on trouve, dans la circulation des discours dans la presse estonienne d’aujourd’hui, la référence à Karl Marx, auteur obligatoire de l’époque soviétique dans ce pays. Les emplois particulièrement étudiés sont les usages de citations et les me...

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Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/cediscor,
Auteur principal: Käsper, Marge
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Les carnets du Cediscor 2011
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:L’article présente un panorama des formes sous lesquelles on trouve, dans la circulation des discours dans la presse estonienne d’aujourd’hui, la référence à Karl Marx, auteur obligatoire de l’époque soviétique dans ce pays. Les emplois particulièrement étudiés sont les usages de citations et les mentions minimales du signifiant Marx. Dans l’étude de l’usage des citations de Marx, le questionnement porte sur les différentes modalités d’une « non-prise en charge » des énoncés. L’affichage d’une « dé-mémoire » historique ou sémantique, le choix d’un genre lucratif ou d’une tonalité ironique ou d’autres moyens encore sont relevés comme marqueurs d’une prise de distances. L’étude des mentions minimales montre d’une part une condensation discursive de la référence (Karl Marx n’est qu’un nom à citer), d’autre part un usage divers et élargi du signifiant. On constate en définitive que, si les références à Marx ont un caractère avant tout décoratif dans les usages actuels, c’est notamment leur caractère trop chargé de signifiance qui les fait fonctionner comme outils discursifs puissants.