Bilinguisme et lien social : Cris, vociférations, injures, comme indices d’un malaise et promesse de discours. Exemple de modalité en milieu carcéral en Martinique
L’emploi d’une langue peut sembler aller de soi. Pour un locuteur bilingue, l’emploi alterné de deux langues peut être l’objet d’une volonté consciente, mais il demeure sujet, dans sa réalisation, à un entrelacs d’enjeux inconscients. Ainsi il se décide un choix au terme d’un dilemme vécu parfois sa...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/ced, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Contextes et didactiques
2019
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | L’emploi d’une langue peut sembler aller de soi. Pour un locuteur bilingue, l’emploi alterné de deux langues peut être l’objet d’une volonté consciente, mais il demeure sujet, dans sa réalisation, à un entrelacs d’enjeux inconscients. Ainsi il se décide un choix au terme d’un dilemme vécu parfois sans même avoir été formulé. En Martinique, deux langues semblent en compétition, néanmoins leur usage différencié ne relève pas de choix spontanés. Se joue une dualité linguistique redondante au regard des représentations sociales dans un contexte postcolonial où colonisateurs et colonisés, d’hier, héritiers de fortunes et d’infortunes diverses, d’aujourd’hui, incarnent les figures emblématiques d’un contentieux venant se conformer à nos anticipations solidement préfabriquées dans le registre imaginaire. L’unité hospitalière dédiée aux soins psychiatriques et à l’offre psychothérapeutique en milieu pénitentiaire dispose d’un espace restreint au sein d’un lieu de réclusion. C’est depuis ce lieu étroit que sont prélevées les observations susceptibles d’étayer notre propos sur un discours en peine d’émergence. Nous avons choisi de privilégier ce qui s’y énonce comme manifestation primitive du sens, le cri, ce qui s’y présente comme l’acmé de l’acte de parole, l’injure et enfin ce qui s’y articule sous la forme d’énoncés brefs criés (apostrophes, plaintes, menaces, grogne). Cependant il est nécessaire d’inscrire ces observations spécifiques à partir du cadre social qui les détermine. |
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