Témoignage : Intégrer les savoirs autochtones en classe
J’aimerais livrer ici mon témoignage d’enseignante, puis de formatrice autochtone. Concilier ma langue et ma culture kali’na avec le cadre très normé du système éducatif français reste un exercice difficile. Cela suppose souvent de résoudre simultanément plusieurs difficultés et de dépasser des cont...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/ced, |
|---|---|
| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Contextes et didactiques
2025
|
| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | J’aimerais livrer ici mon témoignage d’enseignante, puis de formatrice autochtone. Concilier ma langue et ma culture kali’na avec le cadre très normé du système éducatif français reste un exercice difficile. Cela suppose souvent de résoudre simultanément plusieurs difficultés et de dépasser des contradictions épistémologiques. Chez les autochtones, le mode de pensée est très différent du mode de pensée occidental. La transmission des savoirs et des connaissances englobe obligatoirement la façon de voir le monde. L’apprentissage est un tout, il n’est pas morcelé comme dans le système éducatif français. Dans le cadre éducatif actuel, ménager une place aux savoirs autochtones à l’école oblige à une gymnastique intellectuelle que nous avons pris l’habitude en Guyane de nommer « transposition didactique » et on voit bien que cette démarche a ses limites. Cette gymnastique intellectuelle vise à proposer des contenus d’apprentissage à ses élèves dans lesquels il peut se reconnaître. |
|---|