Former et accompagner les élèves en contexte de confinement. Rapports aux temps et au métier des enseignants dans le premier et le second degré en France

Cet article traite de la manière dont le contexte de confinement au printemps 2020 a bouleversé les cadres de la situation d’enseignement en participant à la redéfinition des contours habituels du temps scolaire. Les enseignants du premier et du second degré ont dû faire un pas de côté avec la défin...

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Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/ced,
Yazar: Saunier, Émilie
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Contextes et didactiques 2022
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Cet article traite de la manière dont le contexte de confinement au printemps 2020 a bouleversé les cadres de la situation d’enseignement en participant à la redéfinition des contours habituels du temps scolaire. Les enseignants du premier et du second degré ont dû faire un pas de côté avec la définition habituelle d’un certain rapport au temps conforme aux normes de la forme scolaire et qui organisait de façon routinière leurs manières de planifier les apprentissages, d’accompagner et d’orienter les élèves. En prenant appui sur des données qualitatives issues d’une enquête par questionnaire, nous rendrons tout d’abord compte des effets produits par les injonctions à la « continuité pédagogique » sur la définition habituelle du temps scolaire et le rapport des enseignants à ces injonctions. Puis nous décrirons les différents rapports au temps de ces professionnels dans leur quotidien confiné, c’est-à-dire leurs différentes perceptions des nouveaux rythmes scolaires imposés par la « continuité pédagogique ». Enfin, nous montrerons comment ces rapports au temps scolaire dépendent de ce qu’ils perçoivent des nécessités des familles des élèves d’une part et de leurs propres nécessités et manières de se représenter leur métier d’autre part. Nous soulignerons notamment que ce contexte a pu conduire une partie des enquêtés à un sentiment de colère, de stress ou encore de malaise, dans la mesure où ceux-ci n’ont pas envisagé cette organisation temporelle, figée dans un présent incertain, comme propice à une véritable « continuité pédagogique ».