« Ah never see dat ». Description linguistique des formes d’anglais non standard dans le récit Big Rock de Robert Romney (2019)
Le récit Big Rock. King of the Rock de Robert Romney paru en novembre 2019 alterne les passages en anglais standard (dans la narration) et non standard (dans les dialogues) pour raconter une tranche de vie de son pays natal, l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin, et de ses compatriotes à la fin...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/ced, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Contextes et didactiques
2022
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Le récit Big Rock. King of the Rock de Robert Romney paru en novembre 2019 alterne les passages en anglais standard (dans la narration) et non standard (dans les dialogues) pour raconter une tranche de vie de son pays natal, l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin, et de ses compatriotes à la fin des années 60. Le recours à cette œuvre, à laquelle l’auteur offre une certaine autorité au triple titre de locuteur natif, d’inspecteur d’anglais et de linguiste, constitue ainsi un creuset privilégié d’observation des formes d’anglais non standard. S’il existe en effet une vaste littérature dédiée aux formes d’anglais non standard dans les Antilles anglophones (Allsopp, 1996 ; Roberts, 1998/2007), les études consacrées à celles en usage à Saint-Martin sont bien moins nombreuses (Arrindell, 2011). Force est de constater pourtant que le contact de nombreuses langues dans le territoire donne lieu à l’émergence de formes d’anglais originales et parfois difficiles à classer (Candau, 2020). Les usages des locuteurs saint-martinois manifestent ainsi un double gauchissement de la langue : à la fois de l’anglais standard (britannique ou nord-américain) et de l’anglais caribéen (dans la mesure où certaines formes en usage à Saint-Martin ne se retrouvent dans aucun autre territoire, Romney, 2015). Cet article explore ainsi les formes d’anglais non standard utilisées dans le roman, c’est-à-dire celles qui ne relèvent pas de la grammaire traditionnelle de l’anglais, qu’il s’agisse de formes vernaculaires (ressortissant à un usage de l’anglais déjà identifié dans la Caraïbe) ou interlectales (ne se laissant prédire par aucune grammaire de l’anglais standard ou de l’anglais caribéen, Romney, 2011). L’étude des phénomènes linguistiques attestés dans le roman s’envisage successivement d’un point de vue phonologique, syntaxique et lexical. On conclut cette étude en apportant un éclairage sur l’apport de l’analyse de ces formes non standards d’anglais (en comparant celles du roman avec celles déjà recensées dans les pratiques verbales de locuteurs réels) au débat sur l’hypothèse d’un réel parler saint-martinois identifiable (Candau, 2015). |
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