Mœurs et coutumes japonaises au prisme des premiers observateurs européens (1543-1585)

L’histoire du Japon s’est tout d’abord définie comme isolée, un pays aux portes fermées par des chaînes (sakoku). Il aurait existé un corps insulaire et même un caractère national déterminé par un espace physique spécifique, ce qui aurait induit des mentalités et des perceptions originales. Ce « cor...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/cecil,
Autor Principal: Thomas, Jérôme
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Cahiers d’études des cultures ibériques et latino-américaines 2022
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:L’histoire du Japon s’est tout d’abord définie comme isolée, un pays aux portes fermées par des chaînes (sakoku). Il aurait existé un corps insulaire et même un caractère national déterminé par un espace physique spécifique, ce qui aurait induit des mentalités et des perceptions originales. Ce « corps japonais » selon le mot de Marc Kober serait marqué par le regard européen et une curiosité condescendante. Il se condense en certains traits jugés typiques et cette stéréotypie identifie une culture à un corps. La confrontation physique directe ou imaginaire fit naître des représentations tout au long du XVIe siècle. À travers les sources et commentaires sur les premiers contacts entre Portugais et Japonais, de 1543, l’ouvrage fondamental de Fróis sur Européens et Japonais. Traité sur les contradictions et différences de mœurs (1585), les écrits de François Xavier et les lettres jésuites, nous tenterons de comprendre et d’analyser les mœurs et coutumes japonaises au prisme du regard européen face à cette nouvelle altérité.