Réfugiés de la guerre civile grecque en Roumanie : moyens de communication, activité éditoriale, production radiophonique
Les communistes grecs partis dans les Républiques socialistes pendant ou après la guerre civile grecque font publier leurs œuvres dans des conditions très différentes de celles des communistes restés en Grèce, condamnés à la clandestinité, mais avec comme point commun les pesanteurs multiples de div...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers balkaniques
2018
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Les communistes grecs partis dans les Républiques socialistes pendant ou après la guerre civile grecque font publier leurs œuvres dans des conditions très différentes de celles des communistes restés en Grèce, condamnés à la clandestinité, mais avec comme point commun les pesanteurs multiples de diverses formes de censure ou d’autocensure. Une évocation des activités éditoriales et radiophoniques des communistes grecs dans le bloc de l’Est permet de mieux cerner les positions idéologiques et les objectifs politiques qui déterminent le discours des réfugiés et leurs pratiques de communication. Il s’agit alors de situer la politique de communication des réfugiés politiques en relation, d’abord avec l’expérience de publication pendant la guerre civile, période qui voit le déplacement de l’ensemble des activités éditoriales et radiophoniques à Bucarest, puis en relation avec l’évolution de l’activité éditoriale pendant les années 1950 et 1960 en Roumanie, enfin dans une mise en relief des activités radiophoniques de la même période. Nous constatons une correspondance étroite entre les différentes modalités de communication à l’intérieur de chacun des pays de l’Est, qu’il s’agisse de la presse, de la radio ou des œuvres littéraires publiées. S’il existe des particularités propres à la production de chaque pays d’accueil, il est intéressant de relever la dissymétrie de l’ensemble de la production menée en exil, parfois dans une certaine sacralisation d’un passé coupé des changements politiques du pays d’origine, avec les activités éditoriales et radiophoniques de la Grèce, bien moins attachées à l’orthodoxie du Parti. À la fois tournée vers la Grèce et prise dans une suspension du temps, la production de l’exil connaît des évolutions propres au contexte des pays de l’Est tout en se voulant résolument centrée sur la Grèce, là où les activités éditoriales et radiophoniques de la gauche en Grèce semblent intégrer davantage la mémoire de la guerre civile dans la narration de l’histoire du pays et dans les enjeux de son actualité. |
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