Les rapports entre le Parti communiste roumain et le Parti communiste de Grèce de 1956 à 1968 : de la déstalinisation à la scission du Parti grec (1968)

En 1968 et dans les années 1970, l’indépendance relative de la Roumanie par rapport à l’URSS permit l’accomplissement de la scission du Parti communiste de Grèce, un processus compliqué, médiatisé par les interventions multiformes de l’URSS au sein du Parti grec. La scission fut une potentialité de...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/ceb,
Autor principal: Papadatos, Nikos
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Cahiers balkaniques 2018
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:En 1968 et dans les années 1970, l’indépendance relative de la Roumanie par rapport à l’URSS permit l’accomplissement de la scission du Parti communiste de Grèce, un processus compliqué, médiatisé par les interventions multiformes de l’URSS au sein du Parti grec. La scission fut une potentialité de plus en plus apparente dès le moment où les communistes grecs prirent conscience des conséquences dramatiques de la défaite stratégique de 1949 à la fin de la guerre civile. D’un autre côté, cette période posa les jalons d’un humanisme diffus. En 1968, sous la pression du changement progressif de la politique extérieure de l’URSS et des problèmes du camp socialiste, ce courant humaniste se scinda en deux : le courant humaniste apologétique s’aligna sur la politique du PCUS ; il chercha à se cramponner à la politique de Bucarest pour subsister politiquement et économiquement. Dans les deux cas, leur dépendance était absolue. L’axe moscovite et l’axe roumain n’étaient que la preuve de la défaite définitive des communistes grecs dans cette conjoncture historique précise, polarisée par la guerre froide.