La Dobroudja au carrefour des Europes
La Dobroudja est une région où les relations roumano-grecques ont été particulièrement intenses. C’est, à l’échelle de l’Europe, une zone de contacts géographiques et historiques très spécifique.Dans une optique macrogéographique, l’article esquisse plusieurs approches possibles : une Dobroudja danu...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Cahiers balkaniques
2018
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | La Dobroudja est une région où les relations roumano-grecques ont été particulièrement intenses. C’est, à l’échelle de l’Europe, une zone de contacts géographiques et historiques très spécifique.Dans une optique macrogéographique, l’article esquisse plusieurs approches possibles : une Dobroudja danubienne, pontique, steppique ou carpatique. Selon les époques, les moyens de transport, les échanges commerciaux, les contraintes étatiques, ces différentes approches ont pesé sur le destin de la région.La Dobroudja est ensuite considérée sous l’angle de la domination politique. Elle a longtemps été dominée par une politique de comptoirs maritimes, tant dans l’Antiquité qu’au Moyen‑Âge. Dans une logique impériale, on constate que le Danube a assez systématiquement constitué une limite septentrionale d’expansion, ce qui met la Dobroudja dans une position de marginalité. Dans le conflit entre l’Empire russe et l’Empire ottoman elle se transforme au contraire en terrain d’affrontement préféré. La logique des États‑nations à partir de la fin du xixe siècle place la Dobroudja au cœur du différend roumano-bulgare, et, pour le résoudre, on recourra à la mesure la plus extrême que les nationalismes aient mise au point : l’échange de populations. Il est à remarquer que l’échange de 1940 s’est révélé beaucoup moins traumatisant que d’autres.Dans une troisième partie, on suit le destin d’une famille de notables provinciaux, les Teodorov. Originaires de Bulgarie orientale, ils s’installent à Tulcea après la guerre de Crimée et semblent avoir connu une forte hellénisation pendant une vingtaine d’années. Les revirements politiques en 1877‑1878 remettent en question les allégeances nationales et une partie de la famille retourne vivre en Bulgarie, tandis que certains de ses membres restent en Roumanie. |
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