Nationalisme d’État, répression des minorités linguistiques et revendications identitaires

La langue macédonienne, très répandue dans le nord de la Grèce dans les années 1930, où une importante minorité slavophone la pratique, fait l’objet d’une répression étatique systématique sous la dictature de Metaxás (1936-1941) qui en interdit l’enseignement et toute forme de transmission intrafami...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/ceb,
Autor principal: Alexopoulos, Christina
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Cahiers balkaniques 2017
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Descripció
Sumari:La langue macédonienne, très répandue dans le nord de la Grèce dans les années 1930, où une importante minorité slavophone la pratique, fait l’objet d’une répression étatique systématique sous la dictature de Metaxás (1936-1941) qui en interdit l’enseignement et toute forme de transmission intrafamiliale. Les différentes pratiques d’interdit s’inscrivent dans un nationalisme d’État qui promeut l’idéal d’une société unilingue et mono-confessionnelle. Pendant l’occupation nazie et la guerre civile qui s’ensuivit, la résistance procommuniste d’abord, et les forces de l’Armée démocratique par la suite, favorisèrent l’enseignement du macédonien et soutinrent les revendications identitaires des populations slavophones. La didactique de la langue macédonienne dans ces conditions constitua un enjeu politique majeur, s’inscrivant dans une tentative de modifier les rapports de domination de la période précédente et de mettre en place des dispositifs reconnaissant l’égalité des droits des minorités linguistiques et culturelles. La victoire des forces royalistes en 1949 mit un terme à ce mouvement d’émancipation et signa le retour à des pratiques de stigmatisation des locuteurs macédoniens, assimilés à des « ennemis de la nation grecque ».