La construction sociale de l’altérité en Grèce
L'État grec, à ses débuts, s'est appuyé sur une identité collective mythique qui a subi de graves traumatismes et doit aujourd'hui se reconstruire.La création de l’État grec moderne s’est appuyée sur une identité collective mythique, qui s’articulait autour d’une société prétendument...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Cahiers balkaniques
2012
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | L'État grec, à ses débuts, s'est appuyé sur une identité collective mythique qui a subi de graves traumatismes et doit aujourd'hui se reconstruire.La création de l’État grec moderne s’est appuyée sur une identité collective mythique, qui s’articulait autour d’une société prétendument homogène sur le plan démographique, d’une population éparpillée en dehors des frontières du pays qu’il convenait d’y intégrer en menant des guerres irrédentistes, et d’une continuité historique ininterrompue depuis l’Antiquité. L’arrivée massive des réfugiés grecs en 1922 a mis en rude épreuve cette identité nationale. Alors que l’État leur a immédiatement accordé des droits civiques, la majorité de la société leur a réservé un accueil hostile qui les a rapidement marginalisés. Un nouveau déchirement suivit, la guerre civile (1949), or, tout au long de sa durée et surtout une fois terminée, cette guerre fut niée, ou réduite à la seule figure du communiste manipulateur–manipulé qui permettait d’apporter des réponses réconfortantes à des questions douloureuses sur le plan politique, social et démographique du pays. Préserver cette image de la menace communiste a, donc, impliqué l’imposition du silence. Sa remise en question, récente, est-elle aussi en voie de construction. |
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