Manger à Pâques en Grèce égéenne
Sont ici examinés les rapports entre cuisine rituelle de Pâques en Grèce contemporaine et représentations du genre, notamment à travers le mode traditionnel de résidence post-maritale, c’est-à-dire le lieu d’habitation du jeune couple. Ces trois matérialités, la nourriture, le corps et l’espace, fon...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Cahiers balkaniques
2016
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Sont ici examinés les rapports entre cuisine rituelle de Pâques en Grèce contemporaine et représentations du genre, notamment à travers le mode traditionnel de résidence post-maritale, c’est-à-dire le lieu d’habitation du jeune couple. Ces trois matérialités, la nourriture, le corps et l’espace, font écho à l’idéologie du genre. En Grèce continentale traditionnelle, la résidence post-maritale est patri-virilocale et l’agneau pascal rôti à la broche constitue un moment de célébration des réseaux de parenté agnatique. En Grèce égéenne, en revanche, la résidence post-maritale est matri-uxorilocale. Le plat emblématique pascal des îles de la mer Égée, le chevreau farci, se révèle être lié aux symboles des âges des filles et des femmes, tout en étant foncièrement lié à l’espace produit par des pratiques de résidence. Cuisine et espace sont tous les deux évocateurs des représentations sur le corps et notamment sur le corps procréateur, féminin ou masculin. |
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